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Glossaire de la facturation électronique et de l'EDI

26 définitions opérationnelles — pas académiques — pour parler le même langage que votre Plateforme Agréée, vos donneurs d'ordres et vos intégrateurs. Mis à jour en juillet 2026, après le renommage des PDP et les nouvelles versions Factur-X, EN 16931 et Peppol BIS.

RÉFORME FRANÇAISE & ACTEURS

# RFE (Réforme de la Facturation Électronique)

La RFE impose progressivement la facture électronique structurée pour les échanges B2B domestiques : réception obligatoire pour toutes les entreprises au 1er septembre 2026, émission obligatoire à la même date pour les grandes entreprises et ETI, puis au 1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises.

Les sanctions atteignent 15 € par facture non conforme (plafond 15 000 € par an) et jusqu'à 250 € par transmission d'e-reporting manquante. Les échanges passent obligatoirement par une Plateforme Agréée.

# Facture électronique (e-invoicing)

Au sens de la réforme, une facture électronique est émise, transmise et reçue sous une forme structurée qui permet son traitement automatique : UBL, CII ou Factur-X. Un PDF simple envoyé par email ne répond pas à cette définition.

La facture transite de plateforme en plateforme (et non plus directement de fournisseur à client), ce qui rend le choix de la chaîne d'émission et de réception structurant pour les délais et les litiges.

# E-reporting

L'e-reporting couvre ce que l'e-invoicing ne couvre pas : les données des ventes B2C, des opérations avec des clients ou fournisseurs étrangers, ainsi que les données de paiement des prestations de services. Ces données remontent à l'administration via une Plateforme Agréée, selon des fréquences fixées par la réglementation.

# Cycle de vie de la facture (statuts)

Chaque facture électronique porte des statuts de cycle de vie normalisés : déposée, rejetée, refusée, encaissée… Certains statuts sont obligatoires et circulent entre les plateformes des deux parties. Bien exploités, ils deviennent un outil de pilotage du poste client et de traitement des litiges ; mal supervisés, ils sont la première source de factures perdues entre deux systèmes.

# Plateforme Agréée (PA, ex-PDP)

La Plateforme Agréée est le seul canal légal de transmission des factures B2B domestiques et des données d'e-reporting. Depuis le 8 janvier 2026, ce terme remplace « PDP » (Plateforme de Dématérialisation Partenaire) sans changement de périmètre : immatriculation DGFiP, interconnexion à l'annuaire, obligations d'interopérabilité.

Plus d'une centaine de PA disposent d'une immatriculation définitive ; la liste évolue chaque semaine et se vérifie sur le registre officiel avant toute contractualisation.

# Opérateur de Dématérialisation (OD)

L'OD opère en amont et en aval de la Plateforme Agréée : intégration ERP, transcodage multi-standard, génération Factur-X, contrôles TVA et SIRET, GED et supervision. Il n'est pas immatriculé par la DGFiP et ne transmet pas légalement les factures : il se connecte à la PA choisie par le client.

Ce découplage évite l'enfermement : changer de PA ne remet en cause ni les mappings, ni la GED, ni la supervision. SwiftEDI Solutions intervient précisément dans ce rôle.

# PPF (Portail Public de Facturation)

Contrairement au schéma initial de la réforme, le PPF n'échange plus de factures pour le compte des entreprises depuis son recentrage de fin 2024. Il tient l'annuaire central des adresses de réception et concentre les données transmises par les Plateformes Agréées vers l'administration fiscale. Conséquence : il n'existe pas de guichet public gratuit d'échange — toute entreprise passe par une PA.

# Annuaire central

L'annuaire central est le référentiel qui indique, pour chaque entreprise, où router ses factures (sa plateforme et son adresse de réception). Il est tenu par le PPF et mis à jour par les Plateformes Agréées. Une fiche annuaire mal renseignée est l'une des premières causes de factures non délivrées en phase de bascule.

# Chorus Pro

Chorus Pro est le circuit B2G : toute facture à destination de l'État, des collectivités ou des établissements publics y transite depuis la généralisation 2017-2020. C'est un circuit distinct de la RFE B2B — les entreprises qui facturent à la fois le public et le privé doivent articuler les deux chaînes.

FORMATS & NORMES

# ZUGFeRD

ZUGFeRD est le pendant allemand de Factur-X, développé par le FeRD avec le FNFE-MPE côté français. Les spécifications sont synchronisées — ZUGFeRD 2.5 correspond à Factur-X 1.09 — ce qui simplifie considérablement les échanges franco-allemands : un même fichier hybride est reconnu des deux côtés.

# PDF/A-3

PDF/A-3 est la déclinaison de la norme d'archivage PDF/A qui autorise l'embarquement de fichiers dans le document. C'est ce mécanisme qui permet à une facture Factur-X de transporter son XML structuré à l'intérieur même du PDF, avec les métadonnées d'association requises.

# CII (Cross-Industry Invoice)

Le CII (UN/CEFACT Cross-Industry Invoice) est une syntaxe XML riche et intersectorielle. C'est le format embarqué dans Factur-X, et l'un des trois formats du socle français avec UBL et Factur-X lui-même. Sa richesse en fait un format apprécié des flux industriels complexes.

# UBL (Universal Business Language)

UBL est un standard XML OASIS couvrant l'ensemble des documents commerciaux (commande, livraison, facture…). Sa version 2.1 sert de base au profil Peppol BIS Billing et fait partie des formats acceptés par la réforme française. C'est souvent le choix des organisations tournées vers l'interopérabilité européenne.

# EN 16931

L'EN 16931 définit le modèle sémantique de la facture électronique européenne : données obligatoires, cardinalités, règles de calcul et de cohérence. UBL, CII et Factur-X (profil EN 16931) s'y conforment — c'est elle qui garantit qu'une facture reste interprétable d'un système à l'autre. Une révision EN 16931-1:2026 a été publiée en 2026 ; les chaînes de validation doivent suivre les versions de schématrons associées.

# Peppol BIS Billing

Peppol est un réseau d'échange européen à points d'accès certifiés ; son profil BIS Billing (basé UBL, conforme EN 16931) est devenu un standard de fait pour la facturation transfrontalière, et monte en puissance comme brique d'interopérabilité dans plusieurs réformes nationales, dont les travaux français.

# EDIFACT

UN/EDIFACT structure depuis des décennies les échanges supply chain européens : commandes, avis d'expédition, factures et dizaines d'autres messages. Chaque secteur et chaque donneur d'ordres en pratique ses subsets — d'où l'importance du mapping partenaire par partenaire.

# EANCOM

EANCOM est la déclinaison GS1 d'EDIFACT pour le commerce : les messages y référencent les identifiants GS1 (GLN pour les lieux, GTIN pour les articles, SSCC pour les unités logistiques). C'est la langue des échanges avec les enseignes de la grande distribution.

# X12 (ANSI ASC X12)

X12 est le standard EDI de référence en Amérique du Nord. Ses transactions numérotées — 850 (commande), 856 (avis d'expédition), 810 (facture) — correspondent aux ORDERS, DESADV et INVOIC d'EDIFACT. Les industriels européens y sont confrontés dès qu'un donneur d'ordres américain entre dans la cartographie.

EDI & EXPLOITATION

# EDI (Échange de Données Informatisé)

L'EDI fait circuler les documents commerciaux directement de système à système, dans des formats normalisés (EDIFACT, X12, XML…), sans ressaisie humaine. Moins d'erreurs, des délais raccourcis, et une traçabilité native — à condition que les mappings et la supervision suivent.

# Messages EDI : ORDERS, DESADV, INVOIC

ORDERS transmet la commande ; DESADV annonce l'expédition et porte la traçabilité (lots, numéros de série, SSCC) qui conditionne la réception ; INVOIC porte la facture. La cohérence entre les trois — références, quantités, prix — est ce qui évite litiges et pénalités.

# Identifiants GS1 : GLN, GTIN, SSCC

Le GLN identifie un lieu ou une fonction (entrepôt, magasin, service comptable), le GTIN un article, le SSCC une unité logistique (colis, palette). Dans la grande distribution, un SSCC illisible ou un GTIN erroné se traduit directement en écart de réception — puis en pénalité fournisseur.

# AS2

AS2 transporte les messages EDI sur HTTP(S) avec chiffrement, signature et accusés MDN qui prouvent la remise. C'est l'un des protocoles les plus demandés par les donneurs d'ordres, aux côtés de SFTP et, dans l'industrie, d'OFTP2.

# OFTP / OFTP2

OFTP2, porté par l'organisation Odette, est le protocole historique des échanges EDI de l'industrie automobile européenne et de ses chaînes de sous-traitance. Chiffrement, reprise sur incident et gros volumes en font un standard toujours exigé par de nombreux donneurs d'ordres industriels.

# Mapping EDI (transcodage)

Le mapping transforme la donnée d'un format à l'autre — de l'export ERP vers EDIFACT, UBL, CII ou Factur-X — en appliquant les règles métier : TVA, unités, référentiels articles, conditions de paiement. Un mapping non testé sur données réelles est la première cause de rejets en production ; d'où l'intérêt d'une chaîne de mapping testable et versionnée.

# GED & rétention applicative

La GED (Gestion Électronique des Documents) classe, indexe et restitue les documents avec leurs artefacts : versions transformées, statuts, checksums, identifiants de corrélation. À distinguer de l'archivage à valeur probante (NF Z42-013 / ISO 14641), un service spécifique aux exigences renforcées d'intégrité et de scellement.

SwiftEDI Solutions assure une rétention applicative paramétrable et un dossier de preuve technique par document, sans revendiquer d'archivage probant autonome — une limite contractualisée explicitement.

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